| Dédié au prince de Dombes, c'est-à-dire à Louis-Auguste de Bourbon (1701-1755), descendant naturel de Louis XIV qui aurait été cuisinier de Louis XV et fut « l'un des meilleurs cuisiniers de son temps » si l'on croit l'Épître dédicatoire qui ouvre le texte, le Cuisinier gascon est traditionnellement attribué à … Louis-Auguste de Bourbon lui-même. |
| Ce petit traité de cuisine (194 pages, au format de 17 x 10 cm) contient peu de recettes (217) en regard des autres textes gastronomiques de l'époque, de plus en plus volumineux, mais comme le souligne Vicaire dans son répertoire bibliographique de la gastronomie : |
[les recettes] sont pour la plupart, assez recherchées et désignées sous des noms pittoresques. C'est ainsi que l'on y trouve les Bignets bachiques, le Hachis d'œufs sans malice, les Œufs au Soleil, les Poulets à l'allure nouvelle, en Chauves-Souris, en Culottes, les Poulets vilains ou à la motte, les Sauces à la marotte, au bleu céleste, à la demoiselle, le Veau en crotte d'âne roulé à la Neuteau, etc.
(1890 : 234)
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| Ajoutons que l'auteur, quel qu'il fût, laisse la part belle à la cuisine italienne, à une époque où l'on mettait pourtant en avant la gastronomie française ; lazagne, rafiolis, nioc, macaroni… y côtoient les Choux à la romaine, le Veau à la piémontoise ou encore les Truffes à l'italienne. On retrouve avec ce texte une certaine gastronomie européenne que l'on trouve déjà chez Le Platine ou chez Lancelot de Casteau. |
| L'édition retenue, très soignée, est la 1re édition (Vicaire en répertorie 3 autres, en 1747, 1758 et 1864). |
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